VIII

Bien, voilà une sage décision, ne pas courir après cet or et continuer votre enquête.

Car si vous réussissez à démasquer les voleurs nul doute que le roi saura vous récompenser plus largement que par quelques dizaines de grammes d’or.

C’est sûr.

A moins qu’il ne soit avare.

Non, des gnomes avares vous en connaissez mais un roi, tout de même.

CE SONT LES PIRES.

Cette pensée est une révélation et vous vous en voulez de ne pas être déjà en train de creuser ce filon fantastique. Un autre groupe de gnomes se présente dans le couloir et se rut vers le miracle.

Il ne faut plus attendre sinon vous n’aurez plus rien.

Vous vous baissez pour ramasser une pioche et vous vous apprêtez à courir vers l’or quand vous êtes heurté malencontreusement par le manche de pioche de l’un des gnomes.

Le coup à la tempe est sec et vous perdez connaissance.

A votre réveil c’est le calme le plus complet dans la galerie, alors que vous restez allongé sur le sol afin de rassembler vos forces dans le but de vous relever, des sons de voix inhabituels vous parviennent.

Cette langue n’est ni du gnome, ni de l’elfe, ni de l’orque.

Deux silhouettes de petites tailles se faufilent derrière une caisse juste à coté de vous, ils ne vous ont pas vu.

Bondissez d’un coup et saisissez les par le col, en X.

Ou bien profitez de ce moment au sol pour vous détendre, ces créatures n’ont probablement qu’un intérêt secondaire. Vous les laisserez partir et reprendrez votre exploration de la mine par une vilaine petite galerie qui descends.

Au loin une pâle lueur bleue, rendez vous en XIII.