IX

En tant que gnome d’un royaume ami vous devriez avoir les honneurs des premiers coups de pioche, on ne respecte plus rien de nos jours.

Vous dévalez aussi vite que vous le pouvez plusieurs volées d’escalier, à en juger par le brouhaha grandissant et le nombre de gnomes assommés que vous devez enjamber vous approchez du filon d’or.

Vous franchissez une arche qui donne accès sur une galerie qui se resserre, là le tas de gnomes à moitié suffocants qui se débattent pour franchir ce goulot d’étranglement vous indique que vous êtes au plus près du filon.

N’écoutant que votre avarice vous plongez tête la première dans le môle provoquant des râles de douleurs, vous parvenez à vous insérer entre des bras, des épaules et des barbes.

Complètement enserré dans ce fatras gnomesque vous apercevez l’autre bout du tunnel, là bas des montagnes d’or vous attendent.

Vous jouez des coudes, du crâne et des dents pour gagnez quelques dizaines de centimètre mais après plusieurs minutes de cette lutte au corps à corps vous vous dîtes que vous n’arriverez peut être pas de l’autre coté.

Il serait peut être plus sage de reculer.

Non pas pour abandonner ! Mais pour trouver un autre accès à ce filon, cependant reculer s’avère maintenant aussi difficile qu’avancer.

Par tous les dieux voilà bien une diablerie.

Alors que vous commencez à manquer d’air retentissent à l’avant des cris : du thrimil ! On a trouvé du thrimil dans les galeries est !

Et tout les gnomes qui désiraient de l’or ardemment sont obsédés maintenant par le thrimil et cherchent à faire demi tour. Tandis que ceux derrière vous n’ont pas tous entendu la nouvelle de la découverte d’un nouveau filon et poussent encore pour avoir leur part d’or.

Complètement écrasé par ces deux poussées, vous mourrez à petit feu, étouffé par l’incroyable énergie libérée par ce qui anime votre peuple : la cupidité.

FIN